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Pourquoi je ne me trouve jamais assez bien ?

Le manque de confiance en soi peut nous amener à porter un regard particulièrement sévère sur nous-mêmes, jusqu’à ne plus voir nos propres qualités.

« Je ne suis pas assez bien. »
« J’aurais pu faire mieux. »
« Les autres sont meilleurs que moi. »

Ces phrases, je les entends régulièrement en cabinet.

Pourtant, elles viennent souvent de personnes compétentes, appréciées, entourées, qui ont déjà accompli beaucoup de choses.

Alors pourquoi sont-elles incapables de voir ce que les autres voient en elles ?

Peut-être parce que nous ne nous regardons pas toujours dans un miroir fidèle.

Manque de confiance en soi : quand notre miroir intérieur déforme notre image

Notre perception de nous-mêmes se construit avec notre histoire.

Une confiance en soi fragilisée, des critiques répétées, un échec, le harcèlement scolaire ou les blessures de l’enfance peuvent progressivement modifier le regard que nous portons sur nous-mêmes.

À force d’avoir entendu que l’on était trop différent, pas assez beau, pas assez intelligent ou simplement « pas comme il faudrait », on peut finir par intégrer le regard des autres.

Parfois, ce n’est plus notre reflet que nous regardons dans le miroir, mais le regard que les autres avaient posé sur nous.

À vouloir être parfait, on finit toujours par être déçu

Le perfectionnisme déforme lui aussi ce miroir.

Je me fixe un objectif. Je l’atteins. Mais au lieu de reconnaître ma réussite, je pense : « Oui, mais j’aurais pu faire mieux. »

Alors je relève la barre. Et encore.

À force de vouloir atteindre une version parfaite de soi-même, le formidable finit par paraître insuffisant.

Le problème n’est plus ce que nous accomplissons. C’est la manière dont nous le regardons.

Le syndrome de l’imposteur : quand même réussir ne suffit plus

Le syndrome de l’imposteur illustre particulièrement bien ce mécanisme.

La réussite est attribuée à la chance, aux circonstances ou à la bienveillance des autres. L’échec, lui, devient immédiatement personnel.

« J’ai réussi, mais… »

Ce petit « mais » suffit parfois à effacer tout ce qui le précède.

On peut alors accumuler diplômes, réussites professionnelles, compliments ou preuves de compétence sans parvenir à modifier profondément l’image que l’on a de soi.

Le manque de confiance en soi peut ainsi persister malgré toutes les preuves objectives de réussite.

Pourquoi sommes-nous plus bienveillants avec les autres ?

C’est presque une constante dans ma pratique : beaucoup de personnes sont beaucoup plus indulgentes avec les autres qu’avec elles-mêmes.

À un ami qui échoue, elles diraient : « Tu as fait de ton mieux. »

À elles-mêmes : « Je suis nul. »

Alors je pose parfois cette question :

Si votre meilleur ami avait fait exactement ce que vous venez de faire, lui parleriez-vous comme vous vous parlez à vous-même ?

Et si vous changiez de miroir ?

En PNL, lorsqu’une personne évalue essentiellement sa valeur à partir de sa propre perception, on peut travailler sur ce que l’on appelle la référence interne.

Mais lorsque ce regard intérieur est devenu excessivement sévère, je propose parfois d’aller chercher momentanément une référence extérieure.

Regardez qui vous avez autour de vous.

Vos amis. Les personnes qui vous aiment, vous apprécient, vous font confiance et choisissent de partager une partie de leur vie avec vous.

Dans chacun de vos amis, il y a probablement une partie de vous.

Alors posez-vous cette question :

Pourquoi toutes ces personnes que vous trouvez formidables choisiraient-elles de rester auprès de quelqu’un qui ne le serait pas ?

Ce regard extérieur n’a pas vocation à déterminer votre valeur. Il peut simplement aider à redresser, un temps, un miroir intérieur devenu trop déformant.

Nul besoin d’être parfait pour être formidable

Se comparer aux autres peut parfois nous donner un repère. Mais les réseaux sociaux, la réussite professionnelle, le physique ou même l’image du couple idéal nous confrontent souvent à ce que les autres montrent, pas à l’ensemble de leur réalité.

L’objectif n’est donc pas de devenir une meilleure copie des autres.

Il est peut-être simplement d’apprendre à porter sur soi un regard aussi juste et bienveillant que celui que l’on sait porter sur ceux que l’on aime.

Vous avez le droit de progresser, d’avoir des ambitions et de vouloir faire mieux.

Mais sans oublier de regarder le chemin déjà parcouru.

Nul besoin d’être parfait pour être formidable.

Lorsque le manque de confiance en soi ou l’autocritique prennent trop de place, un accompagnement en hypnose à Cahors peut aider à travailler sur certaines croyances, blessures émotionnelles et automatismes qui entretiennent ce regard trop sévère sur soi.

Cédric Holié
Mon cerveau me prend la tête
Sexothérapeute · Thérapeute de couple · Maître praticien en hypnose
Cahors & visio

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