Choisir son hypnothérapeute : les étoiles suffisent-elles vraiment ?
Maître praticien hypnose Cahors : derrière ces quelques mots se trouvent une formation, de la pratique et des années d’apprentissage. Pourtant, lorsque nous cherchons un hypnothérapeute, un restaurant ou un hôtel, notre premier réflexe est souvent beaucoup plus simple : regarder les étoiles.
4,7 ⭐, 4,9 ⭐, 5 ⭐…
En quelques secondes, nous comparons, nous trions et nous nous faisons déjà une première idée.
C’est simple, rapide et rassurant. Mais lorsqu’il s’agit de choisir la personne à qui l’on va confier une difficulté personnelle, une émotion, un traumatisme ou parfois une partie très intime de son histoire, les étoiles suffisent-elles vraiment ?
Bienvenue dans une autre forme de… guerre des étoiles.
La guerre des étoiles a bien lieu… sur Google
Les avis en ligne ont leur utilité. Ils permettent de découvrir le ressenti de personnes ayant consulté un professionnel et peuvent renseigner sur son écoute, son accueil, sa disponibilité ou la manière dont elles ont vécu leur accompagnement.
Mais un avis reste un témoignage individuel. Et une note, aussi excellente soit-elle, ne dit pas tout.
Les avis peuvent être sollicités. Certains peuvent provenir de proches. Il existe également, sur Internet, des pratiques permettant d’obtenir artificiellement des avis.
À l’inverse, un professionnel expérimenté peut avoir relativement peu d’avis simplement parce que ses patients ne pensent pas à en déposer, souhaitent préserver leur discrétion ou parce qu’il ne les sollicite pas systématiquement.
Les étoiles constituent donc un indicateur parmi d’autres, mais elles ne renseignent ni sur le niveau de formation d’un praticien, ni sur son parcours, ni sur la diversité de ses compétences.
Et pourtant, regarder une note demande quelques secondes. Se renseigner sur la personne qui se trouve derrière cette note demande un peu plus de temps.
De Padawan à Maître praticien : se former à l’hypnose demande du temps
L’hypnose ne se résume pas à apprendre quelques inductions, quelques métaphores ou quelques protocoles.
Se former sérieusement à l’hypnose Ericksonienne implique d’apprendre à observer, écouter, comprendre une demande, utiliser le langage, construire une séance et surtout adapter son intervention à la personne qui se trouve en face de soi.
Mon parcours m’a conduit à franchir progressivement différents niveaux de formation et à obtenir deux titres de Maître praticien :
- Maître praticien en hypnose Ericksonienne ;
- Maître praticien en hypnose et méditation.
Aujourd’hui, j’exerce notamment comme Maître praticien en hypnose Ericksonienne à Cahors, auprès d’adultes, d’adolescents et d’enfants, ainsi qu’en visioconférence lorsque la situation le permet.
Mais obtenir un titre de Maître praticien ne signifie certainement pas que l’apprentissage s’arrête.
Dans Star Wars, devenir Jedi n’empêche manifestement pas de continuer à apprendre. Dans l’accompagnement thérapeutique non plus.
Découvrir mon approche de l’hypnose Ericksonienne à Cahors
Maître praticien hypnose Cahors : que signifie réellement la formation ?
Un titre ne devrait pas être seulement une ligne supplémentaire sur une carte de visite. La formation doit apporter des connaissances, des outils, de la pratique et surtout une capacité à adapter l’accompagnement.
Mes deux formations de Maître praticien en hypnose constituent une part importante du socle de ma pratique. Mais l’être humain ne se résume jamais à une seule problématique, et encore moins à un seul outil.
C’est justement ce constat qui m’a conduit, au fil des années, à continuer à me former.
Un sabre laser ne suffit pas toujours
Mon parcours de formation ne s’est pas construit avec l’objectif d’accumuler des titres ou des techniques. Il s’est construit progressivement, à partir des situations rencontrées dans ma pratique et d’une question assez simple :
« Est-ce que je suis suffisamment outillé pour accompagner cette personne ? »
J’ai commencé par me former à l’hypnose. Mais assez rapidement, j’ai ressenti le besoin de mieux comprendre ce qui se jouait avant même d’utiliser l’hypnose : la manière dont une personne parle de son problème, se représente une situation, se positionne face aux autres ou organise intérieurement son expérience.
Je me suis alors formé à la Programmation Neuro-Linguistique (PNL). Elle m’a apporté une grille de lecture complémentaire pour mieux écouter, questionner et comprendre le fonctionnement de la personne avant de choisir l’outil avec lequel travailler.
Puis d’autres limites sont apparues.
Accompagner, par exemple, une personne ayant subi un viol ne consiste pas seulement à travailler sur les conséquences émotionnelles ou traumatiques de ce qu’elle a vécu. Cette expérience peut également avoir des répercussions sur le rapport au corps, l’intimité, le désir ou la sexualité.
Je ne me sentais pas suffisamment outillé dans ce domaine. J’ai donc choisi de me former en sexothérapie, puis de continuer à approfondir mes connaissances dans le domaine du couple et de la sexualité.
Ce parcours m’a notamment conduit à obtenir en 2026 un Diplôme Universitaire Européen Couple et Sexualité.
De la même manière, j’ai souhaité disposer d’une approche complémentaire pour certaines personnes réticentes à l’hypnose ou pour lesquelles une autre façon de travailler pouvait être pertinente.
Ma formation au STILBIL®, utilisant notamment la stimulation bilatérale et les mouvements oculaires, m’a apporté cette possibilité complémentaire, notamment dans l’accompagnement de certaines expériences difficiles ou traumatiques.
Et puis une autre question m’est apparue essentielle : comment accompagner une personne sans avoir appris à reconnaître ce qui relève de la psychopathologie ?
Accompagner implique aussi de connaître ses limites, de savoir repérer certaines manifestations psychiques et, lorsque cela est nécessaire, d’orienter vers un médecin, un psychologue ou un psychiatre.
C’est pour cette raison que j’ai également choisi de me former en psychopathologie. Cela peut sembler évident lorsqu’on exerce comme thérapeute. Pourtant, cette formation n’est pas systématique dans les parcours des praticiens en hypnose ou en thérapies brèves.
Au fil des années sont ainsi venues s’ajouter la thérapie de couple, l’accompagnement des personnes à Haut Potentiel Intellectuel (HPI), le Reiki en tant que Maître enseignant et d’autres formations complémentaires.
Ce ne sont donc pas les formations qui ont déterminé ma pratique : ce sont souvent les besoins rencontrés dans ma pratique qui m’ont conduit vers de nouvelles formations.
Un sabre laser peut être un excellent outil. Mais un Jedi ne se forme pas uniquement à manier son sabre : il apprend aussi à utiliser la Force, à percevoir ce qui l’entoure, à déplacer des objets ou encore à détourner l’attention.
Pour un thérapeute, la logique est finalement assez proche : maîtriser l’hypnose est une chose ; disposer d’autres compétences pour comprendre ce qui se joue et choisir l’outil adapté en est une autre.
Découvrir ma pratique de la PNL –
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Le côté obscur du protocole miracle
« Pour ce problème, il faut faire cette technique. »
Ce serait confortable. Mais l’être humain fonctionne rarement de manière aussi simple.
Je pense notamment à une patiente venue me consulter avec une demande très claire : arrêter de fumer.
J’aurais pu partir directement sur un protocole classique d’hypnose pour l’arrêt du tabac. Mais l’échange préalable a fait apparaître quelque chose d’essentiel : il n’y avait pas, dans sa situation, de problématique d’addiction au tabac.
La cigarette remplissait une autre fonction : elle lui permettait de trouver sa place au milieu des autres.
En approfondissant, nous avons retrouvé cette question de la place et du positionnement dans différentes situations de sa vie. La cigarette n’était finalement que l’une des manifestations visibles de cette difficulté.
Ma formation en Programmation Neuro-Linguistique (PNL) m’a permis d’explorer avec elle ces situations, de repérer ce qui se répétait dans sa manière de se positionner par rapport à son environnement et de travailler sur ce qui se trouvait derrière sa demande initiale.
Si je m’étais arrêté aux mots « je veux arrêter de fumer », j’aurais pu travailler sur le tabac alors que le véritable sujet se trouvait ailleurs.
C’est précisément l’intérêt d’une approche intégrative et de formations complémentaires : ne pas confondre systématiquement la demande formulée avec ce qui doit réellement être travaillé.
Deux personnes peuvent consulter pour une difficulté apparemment identique et avoir une histoire, des besoins et des mécanismes totalement différents.
C’est pourquoi, dans ma pratique de l’hypnose à Cahors, je ne cherche pas à appliquer automatiquement un protocole à un problème. Je cherche d’abord à comprendre la personne, son fonctionnement et ce que son comportement représente pour elle.
L’outil doit s’adapter à la personne. Ce n’est pas à la personne de s’adapter à l’outil.
Même les Maîtres Jedi ont besoin de l’analyse de Yoda
La formation est importante. L’expérience également. Mais il existe un autre élément auquel les personnes qui recherchent un thérapeute pensent beaucoup moins souvent : la supervision.
Un praticien travaille avec des histoires humaines parfois complexes. Certaines situations peuvent interroger sa pratique, susciter des questionnements ou nécessiter simplement un regard extérieur.
La supervision permet de prendre du recul, d’interroger sa manière d’accompagner et de bénéficier du regard d’un autre professionnel.
Je suis moi-même régulièrement supervisé.
Cette démarche fait partie intégrante de ma pratique professionnelle. Elle permet de ne pas rester seul face à certaines situations, de questionner ses choix et de continuer à faire évoluer sa manière d’accompagner.
Avec l’expérience, j’ai également été amené à devenir à mon tour superviseur de thérapeutes. J’accompagne ainsi d’autres professionnels dans l’analyse de leur pratique et des situations qu’ils rencontrent.
Être supervisé ne constitue évidemment pas, à lui seul, une garantie absolue de qualité. Mais associé à la formation, à l’expérience, à l’éthique et au travail personnel, c’est un indicateur d’une démarche professionnelle exigeante.
Formation, expérience et éthique : regarder derrière les étoiles
Choisir un hypnothérapeute ou un thérapeute ne devrait donc probablement pas reposer sur un seul critère.
Les avis peuvent apporter une première indication. Mais il peut être utile de regarder également :
- le niveau de formation du praticien ;
- son expérience ;
- ses formations complémentaires ;
- sa manière d’expliquer son travail ;
- ses connaissances en psychopathologie ;
- son cadre éthique et déontologique ;
- l’existence d’une supervision régulière ;
- sa capacité à reconnaître les limites de son champ d’intervention et à orienter si nécessaire ;
- et, bien entendu, le sentiment de confiance que vous ressentez avec lui.
La relation thérapeutique reste une rencontre humaine. Le praticien peut avoir de nombreuses formations : si vous ne vous sentez pas écouté, respecté ou suffisamment en confiance, cela reste une information importante.
À l’inverse, une relation agréable ne remplace pas la formation.
La qualité d’un accompagnement se construit aussi dans l’équilibre entre compétences, expérience, posture, éthique et relation humaine.
Vous pouvez consulter mon code de déontologie ainsi que la page présentant plus précisément mon parcours et mes formations.
Deux titres de Maître praticien en hypnose : continuer à apprendre
Être à la fois Maître praticien en hypnose Ericksonienne et Maître praticien en hypnose et méditation ne signifie pas que l’on a terminé d’apprendre. Ces deux formations constituent aujourd’hui une partie importante du socle de ma pratique.
Les formations suivies par la suite ne sont pas venues remplacer l’hypnose. Elles sont venues enrichir ma compréhension des personnes que j’accompagne et élargir les possibilités de travail lorsque l’hypnose seule n’est pas l’outil le plus pertinent.
Dans mon cabinet à Cahors, l’hypnose Ericksonienne peut ainsi être utilisée seule ou intégrée, lorsque cela est pertinent, à un accompagnement plus large mobilisant notamment la PNL, le travail émotionnel, la stimulation bilatérale ou d’autres outils issus de mes différentes formations.
Cette approche intégrative est également présente dans mes deux autres domaines principaux de spécialisation : la sexothérapie et la thérapie de couple.
Continuer à me former et à être supervisé fait partie de ma conception de ce métier : plus on accompagne l’humain, plus on mesure tout ce qu’il reste à apprendre.
Alors, faut-il oublier les étoiles ?
Non.
Les avis restent une information intéressante parmi d’autres et permettent notamment de découvrir comment certaines personnes ont vécu leur rencontre avec un professionnel.
Mais avant de choisir la personne à qui vous allez confier une partie de votre histoire, prenez peut-être quelques minutes supplémentaires pour regarder derrière les étoiles.
Qui est ce praticien ? Comment s’est-il formé ? Continue-t-il à se former ? Est-il supervisé ? Quelle est son approche ? Quel cadre propose-t-il ? Sait-il également reconnaître les situations qui nécessitent l’intervention d’un autre professionnel ?
Parce qu’en matière d’accompagnement, la Force est peut-être utile…
Mais la formation, l’expérience, l’éthique et la supervision le sont certainement davantage.
Cédric Holié
Maître praticien en hypnose Ericksonienne à Cahors
Maître praticien en hypnose et méditation
Sexothérapie · Thérapie de couple · PNL · STILBIL®
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